En bref : ✅
- 📝 cerfa arrêt de travail : document clé pour déclencher l’indemnisation.
- ⏱️ Respecter les 48 heures pour l’envoi aux destinataires pour éviter une suspension d’indemnités.
- 📂 Trois volets distincts : destinataires et utilité à connaître.
- 🔍 Vérifier le numéro de sécurité sociale et la situation professionnelle pour un traitement rapide.
- 📣 Conserver la trace de l’envoi et prévenir l’employeur en parallèle.
Dans un contexte où les démarches administratives pèsent sur la capacité de récupération du salarié, la maîtrise du remplissage du formulaire cerfa s’avère déterminante pour la continuité des droits. Ce texte éclaire les étapes pratiques et juridiques liées à la déclaration arrêt maladie, en privilégiant les actions immédiates à entreprendre pour éviter les retards de versement. Les précisions portent sur les délais, la répartition des volets, les rôles respectifs du médecin, de la CPAM et de l’employeur, ainsi que les cas particuliers fréquents en entreprise.
L’approche proposée articule recommandations opérationnelles, exemples concrets et checklists. Elle s’adresse tant aux salariés qu’aux professions indépendantes et aux responsables RH, en soulignant également les implications pratiques pour les métiers du tertiaire et de la gestion locative : absence lors d’une visite, délai pour fournir une attestation de salaire, ou maintien de rémunération selon la convention collective.
Comprendre le cerfa arrêt de travail : rôle juridique et conséquences pratiques
Le formulaire officiel identifié depuis mai 2022 est le cerfa arrêt de travail 10170*07. Ce document a une double vocation : certifier médicalement l’incapacité temporaire et déclencher la procédure d’indemnisation auprès de l’Assurance maladie. L’article R323-10 du Code de la sécurité sociale fixe les obligations de transmission et les délais applicables, qui, s’ils ne sont pas respectés, peuvent entraîner une réduction ou une suspension des indemnités journalières.
La précision des informations inscrites conditionne la rapidité du traitement : numéro de sécurité sociale (15 chiffres), dates de début et de fin d’arrêt, nature de l’événement (maladie, accident non professionnel, accident du travail ou maladie professionnelle). Le volet médical, réservé au praticien, indique la durée préconisée et, le cas échéant, la nécessité d’aménagements à la reprise. Comprendre ces éléments facilite la coordination entre médecin, CPAM et employeur.
- 📌 Vérifiez immédiatement votre numéro de sécurité sociale et l’orthographe des noms. ✅
- 📌 Notez la date exacte de prescription et conservez une copie du volet employeur. ✅
- 📌 Si plusieurs employeurs existent, signalez chaque contrat au médecin. ✅
Exemple concret : un gestionnaire locatif en PACA, absent pour 10 jours suite à une intervention chirurgicale, a retardé l’envoi du volet 1. La CPAM a exigé une justification écrite (hospitalisation) pour lever la pénalité de 48 heures. Ce cas illustre la nécessité d’anticiper la transmission ou d’utiliser la télétransmission si proposée par le médecin.
Insight final : la conformité légale du formulaire cerfa est le socle de la prise en charge ; une petite erreur d’identification suffit à bloquer le versement des indemnités.
Remplir cerfa : étape par étape et erreurs courantes à éviter
Le remplissage du document suit une progression logique : identification de l’assuré, données professionnelles, décision médicale. La partie « patient » inclut nom, prénom, adresse et le numéro de sécurité sociale. La partie administrative signée par le médecin précise la durée et la nature de l’arrêt. Les erreurs les plus fréquentes concernent la confusion entre les volets, l’omission du numéro de sécurité sociale et le dépassement du délai d’envoi de 48 heures.
Pour limiter les risques, il est conseillé de vérifier systématiquement chaque champ dès la réception du formulaire, et de demander au médecin la télétransmission lorsque possible. Lorsque la télétransmission est utilisée, le patient reste responsable de s’assurer que tous les volets ont bien été reçus par la CPAM et que le volet employeur est adressé selon la procédure interne de l’entreprise.
- ⚠️ Erreur fréquente : cocher « initial » au lieu de « prolongation » lors d’une suite d’arrêt. 😕
- ⚠️ Erreur fréquente : ne pas indiquer les employeurs multiples. 🧾
- ⚠️ Erreur fréquente : oublier la signature ou le cachet du médecin. ✍️
Cas pratique : une conseillère en vente immobilière a reçu une prolongation télétransmise. L’employeur, n’ayant pas reçu le volet 3 dans les 48 heures, a retardé l’attestation de salaire. Résultat : délai d’indemnisation prolongé de 7 jours. Solution adoptée : demander systématiquement un accusé de réception électronique et, si nécessaire, remettre une copie papier directement au service RH.
Checklist d’action :
- Vérifier nom, numéro de sécurité sociale et dates. ✅
- Confirmer la télétransmission auprès du cabinet médical. ✅
- Envoyer une copie du volet employeur par mail en parallèle (si accepté). ✅
Insight final : un contrôle croisé entre patient, médecin et employeur réduit significativement les erreurs courantes et accélère l’indemnisation.

Organisation pratique : volets, délais et envois pour une indemnisation fluide
Le formulaire se compose de trois volets avec des destinataires distincts. La transmission respecte des délais stricts : volets 1 et 2 à la CPAM dans les 48 heures, volet 3 à l’employeur dans le même délai. En cas de prolongation, la transmission doit intervenir avant la fin de l’arrêt en cours. La non-respect de ces délais peut entraîner des mesures correctives par la CPAM.
La plupart des cabinets utilisent la télétransmission. Néanmoins, il revient au salarié de vérifier la bonne réception et de conserver les preuves d’envoi, qu’il s’agisse d’un reçu électronique ou d’un recommandé. Les indépendants et les travailleurs isolés doivent prêter une attention particulière à ces transmissions pour préserver leurs droits.
| 📅 Étape | ⏱️ Délai | 🏛️ Destinataire |
|---|---|---|
| Envoi volets 1 et 2 | 48 heures | CPAM 🏥 |
| Envoi volet 3 | 48 heures | Employeur 🧾 |
| Prolongation d’arrêt | Avant la fin de l’arrêt | CPAM + employeur 🔁 |
| Reprise anticipée | Immédiat | CPAM + employeur ⚠️ |
- 📬 Toujours conserver une preuve d’envoi (scan, reçu, mail). ✅
- 📲 Utiliser la téléconsultation pour faciliter la transmission si déplacement impossible. ✅
- 🏥 En cas d’hospitalisation, joindre le justificatif pour expliquer un retard. ✅
Exemple terrain : un agent indépendant n’ayant pas de secrétariat a recours à la téléconsultation et obtient la télétransmission. La CPAM confirme la réception en 24 heures et la gestion locative n’est pas interrompue.
Insight final : l’organisation documentaire (preuve d’envoi, copie du volet employeur, contact RH) est la garantie la plus solide contre les incidents administratifs.
Cas particuliers, indemnisation et obligations du salarié et de l’employeur
Certains cas exigent des règles spécifiques : accident du travail, maladie professionnelle, travailleurs indépendants, multi-employeurs. Pour un accident du travail, des formulaires dédiés existent et le régime d’indemnisation diffère (prise en charge plus rapide, zéro délai de carence dans certains cas). Les salariés ayant plusieurs employeurs doivent préciser chaque lien contractuel pour que la CPAM calcule correctement les droits.
L’indemnité journalière de base versée par l’Assurance maladie représente généralement 50 % du salaire journalier de base, après un délai de carence de trois jours. Le montant peut être complété selon la convention collective ou les accords d’entreprise. L’employeur a un rôle d’interlocuteur pour fournir l’attestation de salaire indispensable au calcul des indemnités.
- 📑 Obligation salarié : informer l’employeur et transmettre le volet 3. 🔔
- 📑 Obligation employeur : établir l’attestation de salaire pour la CPAM. 🧾
- 📑 Obligation CPAM : calculer et verser les indemnités selon pièces reçues. 💶
Étude de cas : un salarié en arrêt prolongé voit son indemnité complétée par son employeur conformément à la convention collective. La coordination RH-CPAM a permis le maintien partiel du salaire pendant 30 jours. Ce type de coordination est fréquent dans l’immobilier où les périodes d’absence impactent la planification des visites et des signatures.
Conseil pratique : conservez et archivez tous les échanges (emails, accusés de réception) pour faciliter tout recours. En cas de contestation d’un refus d’indemnisation, une procédure de recours administratif existe et il est recommandé de solliciter l’appui d’un conseiller juridique ou d’une fédération professionnelle.
Insight final : connaître les règles propres à chaque situation (accident du travail, multi-employeurs, indépendants) permet de sécuriser les revenus et d’anticiper la gestion des obligations professionnelles.
Conseils remplissage et tutoriel cerfa : checklist rapide et bonnes pratiques
Une pratique systématique réduit les risques de retard. Avant tout envoi, vérifier : identité, numéro de sécurité sociale, dates exactes, signature du médecin et cachet. En cas d’impossibilité de déplacement, la téléconsultation permet d’obtenir un arrêt et d’autoriser la télétransmission. Pour la majorité des salariés, l’envoi dans les 48 heures reste impératif sauf motifs justificatifs.
Voici une checklist opérationnelle à suivre dès la sortie du cabinet médical pour sécuriser la gestion de l’arrêt :
- ✅ Vérifier le numéro de sécurité sociale et l’orthographe des noms. 🧾
- ✅ Confirmer la télétransmission et demander un accusé de réception. 📩
- ✅ Envoyer le volet 3 à l’employeur ou le déposer selon la procédure RH. 🏢
- ✅ Conserver une copie numérique et papier. 💾
- ✅ Informer ses clients ou interlocuteurs professionnels (visites, rendez-vous). 📞
Quelques astuces terrain issues des retours d’expérience : prévenir le service RH par SMS et mail en joignant une photo du volet, demander au cabinet médical d’indiquer les employeurs multiples, et préparer une attestation de situation professionnelle si nécessaire. Ces gestes simples accélèrent le calcul des indemnités et facilitent la continuité des obligations professionnelles.
Enfin, pour tout doute technique, consulter les ressources officielles de l’Assurance maladie ou de l’ANIL pour les spécificités locales. En cas de besoin, solliciter un conseiller juridique ou un syndicat permet d’engager un recours structuré.
Insight final : une routine administrative claire et des preuves d’envoi transforment une procédure souvent anxiogène en démarche maîtrisable.
Qui peut prescrire un arrêt de travail ?
Seul un médecin habilité (médecin traitant ou médecin mandaté) peut prescrire un arrêt de travail. Les spécialistes peuvent également le faire lorsqu’ils sont en charge du suivi du patient.
Quels sont les délais pour envoyer le formulaire ?
Les volets destinés à la CPAM et à l’employeur doivent parvenir sous 48 heures à compter de la date de prescription, sauf cas de force majeure dûment justifié (hospitalisation, incapacité de transmission).
Que faire en cas d’erreur sur le formulaire ?
Contacter le cabinet médical pour qu’un nouveau volet soit émis ou rectifier la télétransmission. Conserver les traces des échanges et prévenir la CPAM si nécessaire.
Le salarié doit-il prévenir son employeur ?
Oui, le salarié doit informer son employeur et transmettre le volet 3. Il est recommandé d’envoyer une copie par mail ou par tout moyen accepté par l’entreprise.
La téléconsultation permet-elle d’obtenir un arrêt ?
Oui, la téléconsultation autorise l’émission d’un arrêt de travail et sa télétransmission vers la CPAM lorsque le médecin utilise le dispositif adéquat.
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