Où envoyer son arrêt de travail : guide pratique pour bien déclarer
Envoyer un arrêt de travail soulève des questions concrètes : qui doit recevoir les volets, quels délais respecter, et comment sécuriser le versement des indemnités. Ce guide pratique met en évidence les étapes essentielles de la déclaration arrêt maladie, les interactions entre le salarié, l’assurance maladie et l’employeur déclaration, ainsi que les bonnes pratiques pour limiter les risques de suspension des droits. Les observations de terrain confirment que près d’un tiers des retards proviennent d’une méconnaissance des volets et des modalités de transmission.
Le mot d’ordre est la rigueur : conservation des preuves d’envoi, respect du délai légal de 48 heures, et vérification du suivi via le compte en ligne. Des données officielles et des cas pratiques illustrent les conséquences financières et contractuelles d’un envoi tardif. Le lecteur trouvera ici des instructions actionnables, une checklist claire et des exemples concrets pour sécuriser ses indemnités journalières et prévenir toute difficulté administrative.
- ✅ En bref : points clés pour agir rapidement
- 📬 Envoyer les volets 1 et 2 à la CPAM sous 48 heures
- 📁 Remettre le volet 3 à l’employeur pour justifier l’absence
- 💻 Utiliser le téléservice ameli ou vérifier la télétransmission par le médecin
- 📌 Préserver un justificatif d’envoi (recommandé AR ou capture écran)
Où envoyer son arrêt de travail : obligations, volets et premiers réflexes
À réception d’un arrêt de travail, le salarié doit distinguer les trois volets. Les volets 1 et 2 sont destinés à la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) pour la prise en charge et le contrôle ; le volet 3 est réservé à l’employeur déclaration pour justifier l’absence. Le respect du délai légal de 48 heures conditionne souvent le maintien des indemnités journalières par la sécurité sociale.
Le médecin peut télétransmettre l’arrêt : dans ce cas, le salarié conserve le volet 3 pour l’entreprise. Lorsque la télétransmission n’a pas été effectuée, l’envoi postal des volets 1 et 2 revient au salarié. L’envoi en recommandé avec accusé de réception est recommandé pour constituer une preuve. Ce réflexe protège contre un litige administratif ou une suspension temporaire des IJ.
- 📌 Étapes immédiates : prévenir l’employeur, vérifier la télétransmission, envoyer les volets si nécessaire ✅
- 📮 Mode d’envoi conseillé : recommandé avec accusé de réception 📑
- 🕔 Délais : 48 heures pour CPAM et employeur ⏳
- 📞 En cas de difficulté : contacter la CPAM locale ou le service RH
| Élément 📋 | Destinataire 📬 | Délai ⏱️ |
|---|---|---|
| Volet 1 | CPAM | 48 heures |
| Volet 2 | CPAM (service médical) | 48 heures |
| Volet 3 | Employeur | Dès réception |
Cas pratique : Claire, agente immobilière à Marseille, a reçu un arrêt pour une tendinite. Son médecin a télétransmis les volets 1 et 2 ; Claire a remis le volet 3 au bureau avant 48 heures. Grâce à la preuve de remise, la CPAM a déclenché les indemnités sans interruption. Insight : conserver une trace écrite évite souvent les complications ultérieures.

Téléservice ameli, téléconsultation et alternatives d’envoi
Le téléservice ameli facilite le suivi des dossiers, mais la transmission initiale de l’avis d’arrêt dépend du professionnel de santé. Le médecin peut télétransmettre directement à la CPAM ; dans ce cas, le patient n’a pas à envoyer les volets 1 et 2. Toutefois, l’accès au compte personnel sur ameli permet de suivre l’enregistrement et l’indemnisation. La plateforme declare.ameli est utilisée dans des contextes spécifiques (ex. déclarations exceptionnelles).
La téléconsultation est reconnue pour délivrer un arrêt de travail à condition de respecter le parcours de soins coordonné. Un arrêt obtenu hors parcours peut entraîner une réduction des indemnités. Il reste impossible d’envoyer l’arrêt par simple e‑mail à la CPAM : l’envoi postal ou la télétransmission par le praticien demeurent les voies utilisables.
- 💻 Vérifier dans son espace ameli l’enregistrement de l’arrêt ✅
- 📱 Conserver les preuves de téléconsultation (captures, facture) 📎
- ✉️ Si envoi postal : privilégier recommandé avec AR 📩
- 📝 Si le médecin n’a pas télétransmis : envoyer les volets 1 et 2 vous-même
| Méthode 🛠️ | Avantage ✔️ | Limite ⚠️ |
|---|---|---|
| Télétransmission par le médecin | Rapide, sécurisé | Défaut si praticien n’utilise pas le service |
| Envoi postal recommandé | Preuve juridique | Délais postaux possibles |
| Déclaration via ameli (suivi) | Visualisation du dossier | Ne remplace pas l’envoi initial si non télétransmis |
Ressources pratiques : un dossier détaillé sur la gestion du salaire pendant un arrêt se trouve sur arrêt de travail et salaire, utile pour comprendre les effets financiers. Pour des mises en situation et tutoriels locaux, consulter des guides pratiques en ligne comme téléphérique Toulouse guide qui illustre l’approche pas-à-pas applicable aux démarches administratives.
Indemnisation, calcul et incidences sur le contrat de travail
L’indemnisation par la sécurité sociale dépend de conditions de ressources et de cotisations : justifier d’au moins 150 heures de travail sur les 3 mois précédant l’arrêt ou avoir un salaire suffisant sur la période de référence. Après un délai de carence de 3 jours, les indemnités journalières représentent en règle générale environ 50 % du salaire journalier de base, avec un plafond indexé ; depuis avril 2025, le plafond retenu est fixé à 1,4 fois le SMIC mensuel brut pour le calcul des IJ.
La présence d’accords collectifs peut assurer un maintien total ou partiel du salaire. Le salarié doit se rapprocher du service RH pour connaître les dispositions de son entreprise. L’envoi tardif des volets 1 et 2 peut entraîner une suspension voire une retenue proportionnelle sur les indemnités. La procédure de contestation nécessite de fournir un justificatif de retard acceptable.
- 📊 Conditions d’ouverture des droits : 150 heures sur 3 mois ou rémunération équivalente ✅
- ⏳ Délai de carence : 3 jours (exceptions en cas d’accident du travail) ⚠️
- 📈 Montant indicatif : ~50 % du salaire journalier de base (plafond 1,4 SMIC) 💶
- 🧾 Vérifier les accords d’entreprise pour les compléments de salaire 📑
| Paramètre 📌 | Formule / règle | Remarque 📎 |
|---|---|---|
| Salaire journalier de base | Salaires bruts 3 derniers mois / jours travaillés | Utilisé pour le calcul des IJ |
| Délai de carence | 3 jours | Non appliqué pour AT/MP |
| Plafond | 1,4 × SMIC mensuel brut (avril 2025) | Actualiser selon variables légales |
Exemple concret : lors d’un arrêt pour maladie courante, un agent commercial a perçu des IJ calculées sur ses trois derniers bulletins, puis un complément par son employeur selon la convention collective. Insight : anticiper et vérifier les modalités de maintien de salaire réduit l’impact financier.
Cas particuliers : accident du travail, maladie professionnelle et hospitalisation
Les situations d’accident du travail et de maladie professionnelle impliquent des règles distinctes. L’accident du travail doit être signalé à l’employeur dans les 24 heures si possible, et l’arrêt transmis rapidement à l’organisme compétent. Les indemnités liées à un accident du travail sont souvent plus favorables et le délai de carence est supprimé. La reconnaissance d’une maladie professionnelle suit une procédure de constatation et peut entraîner une prise en charge complémentaire.
En cas d’hospitalisation, l’arrêt couvre généralement la durée d’hospitalisation et peut être prolongé pour les soins post-opératoires. Conserver certificats d’hospitalisation, comptes rendus opératoires et lettres du praticien facilite la prise en charge et la reconnaissance des droits. La CPAM ou la MSA examine alors les pièces pour adapter l’indemnisation.
- 🏥 Accident du travail : informer l’employeur sous 24 heures si possible ⏱️
- 🩺 Maladie professionnelle : démarche de reconnaissance pour bénéficier d’une prise en charge adaptée 🧾
- 📚 Hospitalisation : conserver tous justificatifs et transmettre rapidement 🗂️
- 🔎 Contrôles renforcés possibles en cas de situations spécifiques
| Situation ⚖️ | Spécificité | Conséquence financière 💶 |
|---|---|---|
| Accident du travail | Délai de carence supprimé | IJ majorées, protections accrues |
| Maladie professionnelle | Reconnaissance nécessaire | Indemnités et frais médical pris en charge |
| Hospitalisation | Arrêt couvrant la durée hospitalière | Régularisation rapide impérative |
Pour approfondir l’impact sur le salaire selon différents scenarii, consulter des synthèses pratiques comme arrêt de travail et salaire. Insight : une signalisation rapide et une documentation solide accélèrent la reconnaissance et l’indemnisation.
Contrôles, prolongations et bonnes pratiques pour sécuriser ses droits
La sécurité sociale peut procéder à des contrôles administratifs et médicaux pour vérifier la validité d’un arrêt. Respecter le parcours de soins coordonné, rester joignable et respecter les prescriptions du médecin évite des déconvenues. En cas de prolongation, il convient d’envoyer sans délai les nouveaux volets pour maintenir la continuité des IJ.
Le fil conducteur reste la traçabilité : conserver tous les documents, copies des envois et captures d’écran du compte ameli. En parallèle, informer le service RH et conserver les échanges protège le salarié en cas de contestation. Voici une checklist actionnable pour sécuriser ses droits.
- 📎 Checklist pratique : conserver copies, recommandé AR, captures ameli ✅
- 🕵️♂️ Anticiper les contrôles : répondre aux convocations du service médical 👩⚕️
- 🗂️ Prolongations : envoyer nouveaux volets immédiatement 📩
- 📣 Communication : prévenir le RH et garder une trace écrit/messagerie
| Action ✍️ | Responsable 👤 | But 🎯 |
|---|---|---|
| Envoyer volets 1 et 2 | Salarié | Ouvrir droits aux IJ |
| Remettre volet 3 | Salarié → Employeur | Justifier absence |
| Suivi via ameli | Salarié | Vérifier traitement du dossier |
Ressources complémentaires et retours terrain montrent que les dossiers complets réduisent le temps de traitement. Pour des tutoriels détaillés, consulter des guides en ligne et des posts d’expérience. Par exemple, des articles pratiques exposent les erreurs fréquentes et solutions, accessibles via ressources pratiques. Insight final : la prévention documentaire est la première protection des droits du salarié.
Synthèse : checklist finale et recommandations opérationnelles
Pour garantir le versement des indemnités journalières et éviter les litiges, respecter le processus suivant : obtenir l’arrêt auprès d’un médecin inscrit dans le parcours de soins, vérifier la télétransmission, envoyer les volets 1 et 2 à la CPAM dans les 48 heures si nécessaire, remettre le volet 3 à l’employeur, et conserver toutes les preuves d’envoi. Cette méthode réduit significativement les risques de suspension des paiements par la Sécurité sociale.
Conseils pratiques immédiats : privilégier la télétransmission si possible, utiliser le recommandé avec AR en cas d’envoi postal, documenter toute téléconsultation, et contacter rapidement la CPAM pour tout retard ou difficulté. En cas de situation particulière (accident du travail, hospitalisation), adapter la stratégie documentaire et solliciter la reconnaissance spécifique. Dernier insight : la rigueur administrative protège les ressources et sécurise la reprise d’activité.
Quels volets envoyer à la CPAM et lesquels transmettre à l’employeur ?
Les volets 1 et 2 de l’arrêt de travail doivent être adressés à la CPAM pour l’ouverture des droits. Le volet 3 est exclusivement destiné à l’employeur pour justifier l’absence.
Peut-on envoyer un arrêt par e‑mail à la CPAM ?
Non. L’arrêt se transmet via télétransmission par le professionnel de santé ou par envoi postal. L’envoi par e‑mail n’est pas accepté pour les volets officiels.
Quel est le délai pour envoyer l’avis d’arrêt de travail ?
Le salarié doit envoyer les volets à la CPAM dans un délai de 48 heures suivant la date de début de l’arrêt. En cas de retard, il est conseillé de prévenir la caisse et de fournir un justificatif.
Comment suivre l’indemnisation ?
Se connecter à son espace personnel sur ameli pour consulter l’enregistrement des arrêts et le suivi des indemnités journalières. Contacter la CPAM en cas d’anomalie.
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