En bref :
- 🔑 Vérifier la date de fin de bail et choisir le motif légal adapté.
- ✉️ Respecter le préavis locataire (6 mois vide / 3 mois meublé) et les modes de notification officiels.
- ⚖️ Anticiper les protections (âge, ressources) et prévoir un relogement si nécessaire.
- 🗂️ Constituer un dossier complet (lettre, preuves, proposition de relogement) pour sécuriser la procédure.
- 📅 Prévoir les recours possibles et les délais d’exécution (trêve hivernale, huissier).
Chapô
Le projet de récupérer logement occupé par un locataire soulève des enjeux juridiques, financiers et humains. Les propriétaires doivent composer avec des délais stricts, des formalités de notification précises et des protections sociales qui peuvent bloquer une reprise si elles ne sont pas anticipées. Les règles diffèrent selon que le bail concerne une location habitation vide, meublée ou un logement relevant d’un régime particulier ; ainsi, la fin bail locatif obéit à des impératifs de temps et de forme qui déterminent la validité du congé.
Ce guide pratique fournit des conseils logement actionnables : comment rédiger la lettre de congé, quels motifs peuvent justifier une reprise, quelles protections concernent le locataire et quelles démarches engager si un refus persiste. Les chiffres clés et retours terrain, notamment dans la région PACA, illustrent les options stratégiques pour reprendre logement sans engager de contentieux coûteux.
Cadre juridique et motifs valides pour reprendre un logement
La loi encadre strictement la possibilité de reprendre logement loué. Trois motifs principaux autorisent la résiliation du bail à l’échéance : l’habitation personnelle du propriétaire ou d’un proche, la vente du bien, et le motif légitime et sérieux (impayés répétés, troubles de voisinage, sous-location frauduleuse). Pour une reprise à titre personnel, il faut indiquer l’identité et le lien de parenté du futur occupant (conjoint, PACS, concubin notoire d’un an, enfants, ascendants). Le bénéficiaire devra faire du logement sa résidence principale dans un délai légal; l’absence d’occupation réelle expose à l’annulation du congé.
Exemples concrets : un propriétaire en PACA qui souhaite revenir habiter un appartement acheté pour un parent âgé doit préciser le lien familial et prouver que le parent s’installera effectivement. Si un propriétaire vend le logement, le locataire dispose d’un droit de priorité pour acheter. Si le motif invoqué est « motif légitime », il revient souvent au juge de trancher.
- 📌 Motifs admis : habitation, vente, motif légitime 😐
- 📌 Pièces justificatives : pièce d’identité du futur occupant, justificatif de lien familial 🧾
- 📌 Risques : annulation si occupation simulée ⚠️
| Motif 🏷️ | Conditions ✅ | Conséquence 🔎 |
|---|---|---|
| Habiter le logement 🏡 | Indiquer l’identité du futur occupant ✍️ | Congé valable si réel usage |
| Vente du bien 💰 | Informer du prix et conditions 📣 | Droit de priorité pour le locataire |
| Motif légitime ⚖️ | Doit être prouvé devant le juge 🧑⚖️ | Procédure contentieuse possible |
Insight final : respecter la forme et la motivation du congé est le premier rempart contre les contestations.
Délais, formes et envoi du congé : comment sécuriser la notification
Le respect du préavis locataire est impératif. Pour une location habitation vide, le congé pour reprise doit être notifié six mois avant la fin du bail ; pour une location meublée, trois mois suffisent. Les modes de notification admis sont la lettre recommandée avec accusé de réception, la remise en main propre contre émargement, ou la signification par acte d’huissier. La notification doit contenir le motif de reprise, la date d’échéance, le nom et l’adresse du futur occupant, ainsi que la notice d’information sur les voies de recours et indemnisation.
Cas particulier : si le logement a été acheté inoccupé, des règles spécifiques de délai peuvent s’appliquer. De plus, si l’achat du bien est récent (moins de deux ans avant l’échéance), le propriétaire ne pourra en général reprendre le logement qu’à l’issue de ce délai selon la jurisprudence.
- ✉️ Modes valides : LRAR, remise contre signature, acte d’huissier 📮
- 🗓️ Délais : 6 mois (vide), 3 mois (meublé) ⏳
- 📄 Documents à joindre : notice, justificatif d’identité du futur occupant 📎
| Type de location 🏷️ | Préavis ⏰ | Mode d’envoi accepté 📬 |
|---|---|---|
| Location vide 🛋️ | 6 mois | LRAR / Huissier / Remise |
| Location meublée 🛏️ | 3 mois | LRAR / Huissier / Remise |
| Logement loi 1948 🏛️ | 6 mois | Procédure spécifique |
Phrase-clé : une notification formelle et complète réduit fortement le risque de litige.

Protections des locataires et situations à anticiper
Le droit protège certains locataires : les personnes âgées de plus de 65 ans ou celles ayant des ressources inférieures aux plafonds fixés peuvent refuser une reprise sauf si un relogement équivalent est proposé. Ces mesures visent à prévenir un risque d’exclusion. Le propriétaire doit joindre la notice et, le cas échéant, justifier la proposition de relogement. L’évaluation des ressources se fait à la date de notification ; il convient donc de vérifier les pièces justificatives et d’anticiper une éventuelle contestation.
Anecdote terrain : un propriétaire en PACA a tenté une reprise pour loger une fille étudiante sans proposer de solution alternative ; la procédure a été annulée car la protection sociale du locataire n’avait pas été évaluée correctement. La pratique recommande de constituer un dossier détaillé et d’offrir des solutions de relogement adaptées lorsque la loi l’exige.
- 👵 Protections spécifiques : personnes âgées / ressources faibles 🔒
- 🏘️ Proposition de relogement : équivalence de surface et localisation 🔄
- 🧾 Vérifier ressources à la date de notification 📑
| Profil du locataire 👥 | Protection applicable 🛡️ | Action recommandée 📝 |
|---|---|---|
| Plus de 65 ans 👵 | Peut refuser sans relogement | Proposer relogement équivalent |
| Ressources faibles 💸 | Protection selon plafonds | Fournir justificatifs et solution |
| Santé / handicap ♿ | Relogement adapté requis | Étudier adaptation et preuve médicale |
Key insight : anticiper les situations protégées évite des rejets de congé coûteux et une perte de temps judiciaire.
Recours, contentieux et exécution : que faire si le locataire refuse
Si le locataire refuse de quitter malgré un congé régulier, la voie amiable reste prioritaire : envoyer une mise en demeure par LRAR, puis saisir le tribunal judiciaire compétent. Le juge vérifiera la validité du congé (délai, forme, motif) et pourra ordonner l’expulsion. L’exécution d’une décision d’expulsion nécessite souvent l’intervention d’un huissier et le concours de la force publique si nécessaire, hors trêve hivernale (1er novembre – 31 mars).
Conséquences financières : le locataire peut être condamné au paiement d’une indemnité d’occupation correspondant à la période postérieure à la fin du bail. À cela s’ajoutent les frais de procédure et d’huissier. Une préparation rigoureuse du dossier (copies LRAR, preuves d’envoi, notice jointe) maximise les chances de succès devant le juge.
- 📮 Envoyer une mise en demeure (LRAR) avant toute saisie ⚖️
- 🏛️ Saisir le tribunal judiciaire pour obtenir une décision exécutoire 🧑⚖️
- 🚨 Respecter la trêve hivernale (1er nov – 31 mars) ❄️
| Étape 🔁 | Durée estimée ⏳ | Acteur clé 👤 |
|---|---|---|
| Mise en demeure ✉️ | 1 à 2 semaines | Propriétaire / Huissier |
| Saisine du tribunal 🏛️ | 3 à 12 mois | Tribunal judiciaire |
| Exécution (expulsion) 🚪 | Dépend de la décision et trêve | Huissier / Préfecture |
Insight final : une stratégie graduée privilégie le règlement amiable mais exige une préparation probante pour gagner en justice.
Conseils pratiques, checklist et aspects fiscaux à prévoir
Anticipation et méthode sont essentielles pour réussir à reprendre logement. Avant d’envoyer un congé, vérifier la date exacte de fin bail locatif, la situation familiale du locataire, et son statut social. Préparer une lettre exhaustive, joindre la notice d’information et conserver toutes les preuves d’envoi. Penser aussi à la fiscalité : si le logement était loué en courte durée via des plateformes (Airbnb), il est utile de consulter des ressources fiscales pour 2025 concernant la taxation des revenus locatifs. Un guide pratique sur la déclaration des revenus locatifs peut aider à anticiper les conséquences fiscales.
Checklist opérationnelle : établir un calendrier précis des échéances, prévoir un budget pour le contentieux éventuel, préparer une offre de relogement si nécessaire. Par ailleurs, il est recommandé de documenter toute proposition financière en cas de départ anticipé (compensation, aide au déménagement) pour faciliter la négociation et limiter la vacance locative.
- 🗓️ Calendrier des échéances : noter la date de fin et acter le congé en temps voulu 📆
- 💶 Budget prévu : honoraires huissier, frais judiciaires, éventuelle indemnité 💰
- 📑 Dossier complet : copies LRAR, justificatifs, notice jointe ✅
| Action 🛠️ | Objectif 🎯 | Priorité 🔥 |
|---|---|---|
| Rédiger congé précis ✍️ | Éviter nullité | Haute |
| Proposer relogement 🏘️ | Respect protections | Moyenne |
| Consulter fiscalité 2025 📚 | Anticiper imposition | Moyenne |
Pour approfondir la fiscalité liée à la location touristique et aux revenus 2025, consulter des ressources spécialisées comme impôt Airbnb 2025, qui détaille les obligations déclaratives. D’autres références utiles incluent des guides pratiques sur la déclaration des revenus locatifs et les régimes LMNP ou micro-foncier ; à titre d’exemple, un propriétaire peut lire revenus locatifs 2025 pour mieux comprendre les impacts. Pour les cas de location meublée et courte durée, la page sur fiscalité location meublée apporte des repères. Une lecture complémentaire sur la déclaration est disponible via déclarations revenus locatifs. Enfin, un guide pratique sur les obligations fiscales se trouve sur guide fiscalité location.
Phrase-clé finale : rigueur, anticipation et transparence maximisent les chances de récupérer le bien sereinement.
Synthèse actionable pour récupérer son logement en location
Respecter les délais de préavis locataire, motiver précisément le congé, choisir un mode de notification officiel et fournir la notice d’information constituent le socle d’une reprise légale. Anticiper les protections (âge, ressources, handicap) et proposer un relogement lorsque la loi l’exige évite des annulations. En cas de refus, la voie judiciaire s’enclenche après une mise en demeure ; l’exécution dépendra de la décision du juge et des périodes protégées comme la trêve hivernale.
Pour une démarche optimisée, tenir un calendrier, constituer un dossier rigoureux et, si nécessaire, se faire accompagner par un professionnel assure un gain de temps et une réduction des risques financiers. Ces étapes permettent de transformer un projet de reprise en résultat concret tout en préservant les droits du locataire et le droit propriétaire.
Quel est le délai minimal pour donner congé pour habiter le logement ?
Pour une location vide, le congé doit être donné 6 mois avant la fin du bail ; pour une location meublée, le délai est de 3 mois. Le congé doit être notifié par LRAR, huissier ou remise en main propre.
Que faire si le locataire refuse de partir à l’échéance ?
Envoyer une mise en demeure en LRAR, puis saisir le tribunal judiciaire. Si la décision d’expulsion est obtenue, l’exécution se fait par huissier et peut nécessiter l’intervention de la préfecture hors trêve hivernale.
Le propriétaire peut-il récupérer le logement pour loger un proche ?
Oui, à condition d’indiquer l’identité et le lien familial du futur occupant dans le congé et de prouver l’occupation effective du logement comme résidence principale.
Quelles protections pour les locataires âgés ou à faibles ressources ?
Les locataires de plus de 65 ans ou disposant de ressources inférieures à des plafonds légaux peuvent refuser la reprise, sauf si un relogement équivalent est proposé. Il faut joindre la notice d’information et documenter la proposition de relogement.
Bonjour ! Je suis Sophie Martel, agent immobilier indépendant basée en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Depuis 8 ans, j’aide mes clients à concrétiser leurs projets immobiliers, que ce soit pour acheter leur première maison, vendre un bien ou investir.